Rock : le voyage de The Flaming Lips vers ses racines

« American Head », seizième album du groupe américain fondé en 1983, fait principalement entendre sa part la plus émouvante.

A l’occasion des dix ans de Nox Orae en 2019, The Flamings Lips avaient enchanté les festivaliers notamment avec une pluie de confetis et une débauche de bulle de toutes sorte. Cette année, ils reviennent nous trouver avec un album des plus aboutis. Le Monde en dit tout le bien qu’il pense de cet album.

Formé en 1983 à Oklahoma City, dans l’Etat américain du même nom, The Flaming Lips, passé une première période punk rock, et quelques changements de personnel – le chanteur et guitariste Wayne Coyne et le bassiste Michael Ivins en sont les deux membres permanents depuis les débuts –, s’est développé avec des éléments psychédéliques et pop. Une évolution sensible à la fin des années 1980, plus affirmée au cours de la décennie suivante, avec notamment l’arrivée de Steven Drozd, multi-instrumentiste. Une manière qui a mené le groupe vers les albums The Soft Bulletin, en 1999, et Yoshimi Battles The Pink Robots, en 2002, accompagnés d’un important succès public et d’une reconnaissance critique élargie.

Le  formation pop psychédélique The Flaming Lips, en avril, à Oklahoma City.

Le  formation pop psychédélique The Flaming Lips, en avril, à Oklahoma City. GEORGE SALISBURY.

Régulièrement, The Flaming Lips a proposé des ballades émouvantes, emportées par la voix fragile de Wayne Coyne. Elles dominent dans American Head, mises en valeur par de superbes arrangements. Ce sont des entrelacs de guitares acoustiques et de sonorités de claviers à effets symphoniques (Will You Return/When you Come Down, Flowers of Neptune 6), des gouttelettes de piano acoustique traversées par la plainte d’une guitare électrique et de soudaines relances chorales, un son bizarre (At the Movies on Quaaludes). Ailleurs, un écart électro minimaliste (Brother Eye) précède l’apport d’un cor et d’un violoncelle (Mother Please Don’t Be Sad), d’un vibraphone (When We Die When We’re High), de cloches tubulaires (God and the Policeman, avec la chanteuse country pop Kacey Musgraves). Le tout avec des chansons qui se suivent, sans silence intermédiaire, renforçant la sensation d’une plongée en musique.

Source : Rock : le voyage de The Flaming Lips vers ses racines

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