Les archives numériques de Dorothea Lange : plus de 600 photographies (plus des négatifs, des planches de contact et plus encore)

À partir du début des années 1930, l’Amérique a connu une crise économique qui a duré près d’une décennie : la Grande Dépression. Jusqu’alors, Dorothea Lange avait été une photographe portraitiste à succès. Mais les événements de l’époque l’ont incitée à quitter la sécurité de son studio pour créer des images puissantes de personnes en crise – réfugiés du “dust bowl”1, travailleurs migrants et sans-abri urbains. Par ses photographies, Lange espérait sensibiliser les gens à leur souffrance et à la nécessité d’une aide gouvernementale.

Peu avant sa mort en 1965, l’une des plus célèbres photographes du New Deal, Dorothea Lange, s’est exprimée à l’université de Berkeley. “Quelqu’un m’a montré des photos de travailleurs agricoles migrants qu’ils venaient de prendre”, a-t-elle déclaré. “Elles ressemblent à ce que j’ai fait dans les années 30.”


Migrant Mother, Nipomo, California
Nipomo, 1936. Lien: https://dorothealange.museumca.org/image/migrant-mother-nipomo-california-5/A78.124.102a/

Nous pouvons voir les mêmes conditions que celles que Dorothea Lange a documentées près de 60 ans plus tard, de la pauvreté de la dépression à l’internement et à la diabolisation des immigrants. Seuls les vêtements et l’architecture ont changé. Son travail ne pourrait pas être plus pertinent par rapport à ce qui se passe aujourd’hui”, déclare Linda Gordon, biographe de Lange.
La pauvreté et l’inégalité sont les grands thèmes de Lange qui croyait au pouvoir de la photographie pour faire changer les choses pour Erin O’Toole, conservateur associé de la photographie au Musée d’art moderne de San Francisco.


Saturday afternoon in summer on an Arkansas delta plantation
Arkansas, 1938. Lien : https://dorothealange.museumca.org/image/saturday-afternoon-in-summer-on-an-arkansas-delta-plantation/A67.137.38223.1/

Aujourd’hui, plus de 600 scans haute résolution sont disponibles en ligne dans la nouvelle archive numérique Dorothea Lange de l’Oakland Museum of California (OMCA), qui “contient également des planches de contact, des négatifs de films et des liens relatifs aux matériaux comme ressources supplémentaires pour les nombreux conservateurs, universitaires et grand public qui accèdent à l’ensemble de l’œuvre de Lange”, écrit Emily Mendel dans The Oaklandside.

Les archives numériques vont probablement s’étendre dans les années à venir, car le processus de numérisation – financé par une subvention de la Fondation Henry Luce – se poursuit et permettra de rendre accessible quelque “40’000 négatifs et 6’000 tirages.
L’archive-exposition en ligne divise le travail de Lange en quatre sections :

  • La dépression,
  • La Seconde Guerre mondiale à la maison,
  • Les projets d’après-guerre,
  • Les premiers travaux/le travail personnel


Turlock, California. Families of Japanese ancestry arrive at Turlock Assembly Center.
Turlock, CA, May 2, 1942. Lien : https://dorothealange.museumca.org/image/turlock-california-families-of-japanese-ancestry-arrive-at-turlock-assembly-center/A82.83.5/

Dans la deuxième catégorie “La Seconde Guerre mondiale à la maison”, se trouvent les photographies de Lange des camps d’internement japonais, inédites jusqu’à une période relativement récente. “Quand elle a finalement donné ces photos à l’armée qui l’a engagée”, note Gordon, “ils l’ont renvoyée et ont confisqué les photos”.

“Elle a utilisé la photographie”, dit O’Toole, “comme un outil pour découvrir les injustices, la discrimination, pour attirer l’attention sur la pauvreté, la destruction de l’environnement, l’immigration…. Les manifestations qui ont lieu aujourd’hui seraient quelque chose qu’elle photographierait dans les rues”.

Les archives de Dorothea Lange : https://dorothealange.museumca.org/

Source de l’information : https://www.openculture.com/2020/10/the-dorothea-lange-digital-archive.html


  1. À partir de 1934, les États des Grandes Plaines ont été frappés par une grave sécheresse, provoquant l’érosion des sols et créant une série de tempêtes de poussière massives. Combiné à la crise financière de la Grande Dépression, le Dust Bowl a déraciné des milliers de petits agriculteurs, dont beaucoup sont partis vers l’ouest à la recherche d’une vie meilleure. Dorothea Lange et son mari Paul Taylor, un spécialiste en sciences sociales de l’Université de Berkeley, ont été engagés par l’État de Californie pour documenter la situation critique de ces réfugiés du Dust Bowl. Ensemble, ils ont pris la route avec un appareil photo et un ordinateur portable. Les photos que Lange a prises ont rapidement attiré l’attention du gouvernement fédéral, qui était en train de créer une nouvelle agence, la Farm Security Administration (FSA). La FSA était l’un des programmes du New Deal du président Roosevelt visant à apporter une aide aux réfugiés migrants. Lange a travaillé de temps à autre pour la FSA pendant plusieurs années, produisant certains de ses travaux les plus connus. ↩︎

Markdown : Standard Notes, le king de l’encryption de vos données

Le format markdown présente l’avantage d’être un langage à la syntaxe relativement simple et léger. Il permet aussi de s’affranchir, au moment de la rédaction, de la question du format de fichier. En effet, au moment de la publication vous pourrez enregistrer le texte et les images dans un certain nombre de format courant (.docx, .pdf, .html, .epub a titre d’exemple). Ce n’est pas un format de texte propriétaire et il est plus puissant que le format .txt. En plus, il existe plusieurs solutions open source ou commerciales qui répondront à vos besoins (ordinateur, tablette, smartphone, navigateur). Dans cet article, je m’attache à Standard Notes qui assure la protection de vos données en les cryptant de bouts en bout. Standard Notes est l’option la plus intelligente pour quiconque attache de l’importance à sa vie privée.

Présentation

La nature open-source de Standard Notes l’a rendu extrêmement populaire dans les cercles de prise de notes. Standard Notes est un outil puissant tout en conservant une interface simplifiée qui se concentre sur l’écriture.

L’application utilise moins de ressources utilisateur (pensez à la mémoire vive) que ses concurrents.

Standard Notes est plus particulièrement adaptée à un usage personnel et non à un usage collaboratif ou participatif. Elle est néanmoins relativement puissante et multiplateforme (Mac, Windows, Linux, Androïd, iOS). Elle dispose même d’un mode web parfaitement utilisable y compris sur tablette.

La grande force de l’application réside dans le chiffrement des fichiers de bout en bout (end-to-end) assurant que vous serez le seul à pouvoir disposer de vos données. En effet, dans un système de chiffrement de bout en bout, vous disposez d’une clé de chiffrement lors de l’échange de données entre un serveur et votre ordinateur ou tablette ou smartphone.

Des fonctions avancées payantes

Cependant, les fonctions avancées (comme la sauvegarde de ses données sur Dropbox) est payante soit mensuellement, soit annuellement, soit pour 5 ans.

Les extensions, qui nécessitent un abonnement, peuvent contribuer à accroître le niveau de convivialité. Des options telles que l’annulation infinie, les thèmes, l’authentification à deux facteurs sont toutes disponibles pour un coût modique.

Heureusement, la synchronisation et le support fiables pour chaque plateforme, y compris Linux, sont entièrement gratuits. Si vous voulez vous donner encore plus de tranquillité d’esprit, téléchargez des sauvegardes quotidiennes que vous recevrez dans votre boite mail. Vous pouvez aussi sauvegarder votre travail sur Dropbox, Google Drive, OneDrive ou via WebDAV (NextCloud, OwnCloud ou autre).

Organisation et présentation des notes

L’organisation des Notes se fait par le biais de tags. En mode avancé, ces tags peuvent être de plusieurs niveaux qui de facto fonctionnent comme s’il s’agissait de dossiers et de sous-dossiers. L’application fonctionne particulièrement bien en adoptant la syntaxe markdown.

L’organisation des notes avec les tags (ici sous forme de dossiers dans la version payante)

En mode « plus » (fonction avancée et donc payante), les notes se rédigent en mode wysiwig. Mais, le mode markdown me paraît préférable, y compris en utilisant le mode «simple».

Avec l’éditeur markdown simple. Le texte brut à gauche et mise en page à droite

Surtout, Standard Note permet de scinder son écran en deux avec du côté gauche le texte brut (markdonw) et, à droite, une prévisualisation de la mise en forme du texte. Ce mode fonctionne tout à fait correctement sur mon iPad 9“7 tant en mode portrait que paysage.

Par ailleurs, en plus du mot de place de l’application, assurant le cryptage des données, vous pouvez, en plus, ajouter un mot de passe spécifique pour une note particulière.

Enfin, vous disposez d’un historique des versions de vos notes. Ceci vous sera très utilile en cas de mauvaise manipulation pour rétablir une note modifiée par erreur. Vous pouvez aussi archiver vos notes.

Un blog perso en mode extended avec Listed

Si vous disposez de la version extended (payante) de Standard Notes, je vous indiquais que celle-ci permettait
d’installer des extensions. Parmi celles-ci, Listed est une extension qui publie vos notes dans/sur un blog, certes minimaliste, mais qui vous permet de vous mettre au blog très facilement et de rester propriétaire de vos données de bout en bout. C’est une bonne manière de vous mettre au journaling.

Son style épuré vous ramène au début du blogging du temps de LiveJournal (qui est maintenant passé entièrement en main russe…). Il se rapproche de la démarche de Micro.blo qui lui est payant.

J’adore son côté minimaliste et simple.

Avis final

Au final, Standard Notes est une application de prise de notes performante et intéressante pour les personnes préoccupées par la protection de leur vie privée et les questions de sécurité de leurs données.

Le fait que le code soit OpenSource est également très intéressant et mérite d’être soutenu en prenant une des formules payantes. Elle reste néanmoins une application pour passionné. Pour ceux-ci, elle permet même de publier le résultat de leur travail sur github. Ces derniers seront certainement plus prêts à soutenir la démarche en souscrivant à une des formules payantes.

C’est actuellement, la solution la plus puissante en la matière (dans sa version payante). Je trouve aussi que c’est un vrai plus de pouvoir travailler ses notes via son navigateur internet en plus des versions mobiles et de bureau.

L’investissement est vite rentable si vous choisissez la formule à 5 ans, surtout si en plus vous vous mettez au blog.

Plateformes supportées : Mac, Windows, Linux, iOS, Android, web. Standard Notes

Mon Apple TV et moi

Progressivement, je découvre les différentes possibilités qui s’offrent à moi avec mon Apple TV.

Avec le covid–19 et le confinement, la consommation de produits culturels connaît une modification sans précédent. L’offre explose carrément dans le domaine musical avec une multitude de concerts proposés en contenus ouverts (du moins provisoirement).

Si j’associe, par exemple, le concert PULSE (1994) de Pink Floyd mis à disposition sur YouTube à mon Apple TV, je dispose d’une qualité d’image tout simplement remarquable, ou pour le moins très confortable, en HD (1080p).

Par ailleurs, je peux aussi et en plus diffuser le son sur ma chaîne hifi et mes colonnes Dali depuis mon Apple TV pour une expérience sonore augmentée et de très bonne qualité.

C’est tout un dispositif de home cinéma que je peux ainsi mettre en place via un boitier qui m’a coûté 200 CHF. Je commande le tout avec une mini et super télécommande. Mon iPhone me suffit aussi pour diffuser les contenus sur mon Apple TV (admettons quand même que c’est un home center à la fois d’une compacité et d’une puissance extrême).

Et c’est super fluide.

Pink Floyd - PULSE (Restored & Re-Edited 90 Minute Version)

Pink Floyd – PULSE (Restored & Re-Edited 90 Minute Version), via mon kDrive

Je peux encore, avec Firefox, télécharger le fichier vidéo et l’enregistrer sur mon kDrive si je crains la disparition de la vidéo ou de disposer d’une connexion internet un peu pourrie… Et cela me permet aussi d’y accéder depuis n’importe où et de mettre le contenu à disposition.